Eh oui, comme le dit clairement le titre de cet article (qui sera surement le dernier...)
mon expériment est
terminé...
au revoir le soleil andalous, je suis de retour à la maison. Alors je vous donne juste un petit conseil avant de tout vous expliquer:
ATTENTION AUX PICK-POCKET !!!!
mercredi 13 août.
J'avais un billet de bus de nuit pour aller à Cordoba (Andalousie). Je devais partir à 22h mais comme je devais d'abord prendre un métro et que je n'aime pas trop me ballader toute seule le soir,
j'ai préféré partir bien en avance, quitte à attendre longtemps à la gare. Je suis donc arrivée à 20h20 (de jour) à la gare. Comme j'avais un peu plus d'une heure et demi devant moi, je me suis
posée avec ma valise, mon sac à main et mon ordinateur à mes pieds et j'ai attendu bien patiemment.
Jusqu'à environ 21h45... quelqu'un tape sur mon épaule pour me dire que quelque chose avait coulé sur ma valise. C'était une espèce de sauce. Je commence à prendre mes affaires pour chercher du
papier dans les toilettes mais je me suis rassise aussitôt car je me suis dit que le temps de traverser toute la gare je louperai mon bus. Je regarde un peu autour de moi quand ce même homme me
propose un mouchoir en papier. Il me le donne en me disant que ça venait d'en haut. Et le temps que ce gros ENC*** me parlait, une autre personne à pris mon sac et mon ordinateur...
Tout c'est enchaîné très vite. J'ai rien vu venir. J'étais trop en panique! Je n'ai vu personne courir et les gens autour de moi n'ont rien vu non plus. J'ai cherché la sécurité pour leur
expliquer ce qui venait d'arriver. Ils m'ont répondu d'un air blasé que ça arrivait... Je leur ai demandé ce que je devais faire car mon bus étais sur le point de partir, mais que je n'avais plus
le billet, ni papier d'identité, ni d'argent... Ils m'ont dit que c'était trop tard pour aller à la police de Barcelone, m'ont aidé pour prendre mon bus et m'ont dit d'aller à la police de
Cordoba.
Dans le bus, j'ai raconté mon histoire à des françaises qui m'ont prêté un téléphone pour prévenir maman. Aux chauffeurs qui m'ont donné un porte-feuille avec 20 euros dedans et à une religieuse
assise à coté de moi qui m'a elle aussi donné 20 euros et deux mouchoirs en papier...
Une fois arrivée à Cordoba, je suis allée à la police (ça n'a pas été facile mais je vous passe les détails...) pour faire ma déclaration de vol puis deux policiers m'ont emmenée en voiture à mon
auberge. J'avais l'impression d'être une délinquante à l'arrière de cette voiture de police car tout le monde me regardait de travers. Bref, une fois Enfin arrivée à mon auberge, je raconte mon
histoire pour la Nième fois, et je me suis couchée en attendant qu'on vienne me chercher. Eh oui, c'était la seule solution car sans aucun papier d'identité, c'était impossible de prendre un
avion ou autre. Sans aucun moyen de paiement, impossible de manger et payer mes auberges. Au final, ce sont maman et damien qui se sont tapé un aller-retour Nantes-Cordoba en voiture pour venir
me sauver.
Bilan de ce que j'ai perdu:
- mon ordinateur (donc mes photos d'expériment...)
- mon appareil photo
- mon passeport
- mon porte feuille (carte de crédit, 60€, différentes cartes...)
- mon téléphone
- mes clés
- mes lunettes de soleil corrigée
- des petits souvenirs d'ici et là qui ont plus une valeur sentimentale
- et tout le bordel qu'une fille peut avoir dans un sac à main....